Les bâtiments conventuels

abbaye-moyAccosté à l’abbatiale, se trouve le grand corps de logis comprenant au rez-de-chaussée deux grandes salles séparées par un couloir permettant l’accès au jardin. L’une d’elle était la sacristie devenue salle paroissiale, l’autre la salle du chapitre qui abrite aujourd’hui le musée. Les petites fenêtres dont les vitres sont serties de plomb éclairent les cellules des moines s’ouvrant sur la vallée de la Rance. Au dessus des dortoirs, les grands combles qui servaient de réserves à la communauté sont éclairés par des lucarnes alternant des frontons triangulaires et cintrés.

A gauche, attenante à l’église abbatiale, la chapelle sépulcrale des Beaumanoir conservait les tombeaux de cette illustre famille.

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Le réfectoire des moines

refect-gdLe réfectoire, au nord du cloître , restauré avec soins par les Monuments Historiques de 1987 à 1991, demeure la pièce maîtresse de cet ensemble architectural.
Pour soustraire l’ensemble du monastère aux inondations de la Rance, le niveau du sol avait été rehaussé.
A l’intérieur, il atteint désormais la base des grandes fenêtres gothiques. De nos jours, la restauration rétablit l’impression d’espace et de clarté ressenti en entrant dans le réfectoire.
Rien ne vient heurter le regard qui glisse sur les murs nus jusqu’à la blancheur de la voûte. La chaire du lecteur incluse dans la lignée des fenêtres bénéficie de cette même clarté.
Gérard Lardeur, le maître verrier, a su restituer la lumière subtile semblable à celle que découvraient les moines au Moyen Age, bien qu’en intégrant une ouvre nouvelle dans l’architecture ancienne. Par le jeu de la transparence, les vitraux légèrement grisés ou bleutés filtrent la lumière qui varie avec l’heure du jour, le temps et les saisons. Le paysage qui se devine derrière les verrières en détermine la tonalité.